
La lionne Narika avec son collier émetteur (en haut).
Narika retrouvée sans vie (en bas).
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La vengeance des Masaï : une lionne tuée à la lance |
Avril 2010
Les conflits s'intensifient entre les masaïs et les lions de la région de Mbirikani dans le nord-est du parc d'Amboseli au Kenya. Une lionne nommée Narika, qui avait 3 lionceaux de moins d'un mois, a été retrouvée morte, les oreilles et la queue coupées, les griffes arrachées. "Leader" de son groupe, Narika possédait un collier émetteur qui a été détruit puisqu'aucun signal ne répond aux antennes.
Alors que les rangers du Kenya Wildlife Service (KWS) et les gardiens chargés de la protection des animaux (les "game scouts") avaient jusque-là réussi à s'opposer à des parties de chasse aux lions suite à la prédation sur le bétail, ils n'ont pu cette fois faire face à la révolte des guerriers masaï.
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La lionne Narika, que l'on voit ici se nourrir d'une vache masaï, a donc été la cible des morans (guerriers masaï). Après avoir suivi des empreintes, ces derniers ont trouvé la lionne se reposant sous un arbre. Chassée et effrayée par les cris des masaï, Narika aurait fait volte-face pour se défendre dans un combat qui était de toute façon perdu. Elle a été tuée par deux lances, l'une atteignant son coeur, l'autre sa tête.
Pour célébrer leur victoire, les morans ont coupé oreilles, queue et griffes ! |
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La sécheresse de 2009 a réellement augmenté les conflits entre les communautés masaï et les lions de la région. Le manque de proie a amené les félins à s'attaquer au bétail, provoquant ainsi une tension vive entre les propriétaires du bétail et les protecteurs des animaux. Même si des compensations sont remises aux éleveurs, la volonté de ces derniers à se débarasser des prédateurs est de plus en plus grande.
Malgré cet échec, les membres de certaines ONG travaillant depuis plusieurs années sur le terrain ne baissent pas les bras. Les gardiens des lions déplorent la perte de Narika mais leur tristesse s'accompagne d'une volonté de réussir dans leur mission, celle d'une entente possible entre les communautés locales et les félins. Mais pour y parvenir, ils devront proposer des solutions de protection du bétail et assurer aux lions un nombre suffisant de proies naturelles. |
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