
Crédit photos : non connu
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Mali : Rectificatifs de Susan Canney concernant les brigades de vigilance |
4 août 2010
Suite à un article largement diffusé sur les brigades de vigilance protégeant les éléphants du Gourma, le Dr Susan Canney* a apporté quelques rectificatifs.
Tout d'abord, Susan Canney a annoncé que les éléphants du Mali ne souffrent pas du braconnage, et que cela est probablement dû au fait que les défenses soient petites, de mauvaise qualité et se cassent facilement. Elle poursuit en expliquant que les pachydermes font partie intégrante de la culture locale, donc qu'ils ne subissent pas d'attaques provenant des peuples habitant les régions qu'ils traversent. Par contre, elle avoue que l'un des problèmes majeurs provient de l'empiètement de l'activité humaine dans le Gourma.
Enfin, Susan Canney a déclaré qu'il n'y a pas encore de plan de conservation de l'écosystème où se déplacent les éléphants et qu'il n'existe pas de coordinateurs de la biodiversité, mais seulement un technicien expert dans la planification !
Si les populations d'éléphants ont diminué, ce sont les conditions climatiques extrêmement difficiles qui en sont responsables, en particulier lors de la longue migration annuelle.
*Susan Canney est chercheur au département de zoologie de l'Université d'Oxford et responsable du programme de la fondation des éléphants du Mali
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Mali : 21 éléphants morts en juin à cause de la sécheresse |
5 juillet 2010
La sécheresse a une nouvelle fois touché les éléphants du Gourma au Mali. Sur les 354 pachydermes qui survivent dans cette région aride, 21 d'entre eux ont péri durant le mois de juin de cette année.
En seulement un peu plus de trois décennies, la population d'éléphants de cette zone est passée de 550 animaux à moins de 350 aujourd'hui.
Outre les problèmes liés au manque d'eau, le braconnage est toujours un risque majeur, surtout en provenance des pays limitrophes. Même s'il a été dit que la qualité de l'ivoire des éléphants maliens n'était pas très bonne, la tentation des braconniers est grande car la viande est aussi appréciée.
Alors, pour parer à d'éventuelles attaques, des "brigades de vigilance" ont été créées. De jeunes touaregs s'investissent au quotidien pour protéger les derniers éléphants maliens. Avec le soutien et le travail de membres des Eaux et Forêts, tous tentent de réduire à néant l'extinction de leurs éléphants qui, en d'autres lieux, auraient totalement disparu.
Des formations sont même dispensées aux habitants par les autorités maliennes qui, en plus, sont en train de durcir la loi anti-braconnage. Des éducateurs interviennent aussi dans les villages afin d'expliquer l'importance de sauvegarder les éléphants et de protéger l'environnement.
Nous saluons bien évidemment toutes ces initiatives. Mais vont-elles tenir le coup face à la menace liée à la présence asiatique au Mali ? Ne sommes-nous pas en droit de craindre l'apparition de trafic d'ivoire à destination de la Chine, du Japon ou de la Thaïlande ? De trop nombreux exemples passés et présents nous prouvent malheureusement que le combat est loin d'être gagné !
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