© 2010 Save the Elephants

Un moyen écologique, rentable et efficace pour protéger
les cultures contre les destructions provoquées par les éléphants

Les abeilles pour sauver les acacias et protéger les cultures

Mars 2010
Des ruches et des abeilles pour protéger les acacias et les cultures des destructions provoquées par les éléphants, cela paraît difficile à croire mais les résultats des recherches effectuées par Lucy King de l’ONG Save the Elephants prouvent bien qu’il existe une interaction entre les insectes et les pachydermes.
Rappelons que dans leurs habitudes alimentaires les éléphants se nourrissent parfois de l’écorce des arbres qu’ils enlèvent avec la pointe de leurs défenses, et qu’ils détruisent occasionnellement les cultures des paysans. Ces deux phénomènes sont à la fois une menace pour l’environnement et pour la vie économique des communautés rurales.

Le remède viendrait donc des abeilles. En effet, après de nombreux tests réalisés au Kenya, on a constaté que les éléphants étaient très sensibles au bourdonnement des abeilles. Pour éviter les piqûres sur certaines zones de leur corps (tour des yeux, derrière des oreilles et intérieur de la trompe), les éléphants fuient généralement dès qu’ils entendent le son provoqué par le vol des abeilles. Pour affirmer ce résultat, Lucy King a effectué son étude en utilisant un enregistrement de bourdonnement d’abeilles et un enregistrement de chute d’eau. En émettant les enregistrements à proximité de 18 groupes familiaux d’éléphants, toutes les familles avaient quitté les lieux au bout de 71 à 80 secondes, certaines même bien avant, alors que la majorité d’entre elles restait lorsqu’il s’agissait du son des chutes d’eau.

Ce travail effectué en février 2007 est actuellement poursuivi. Il démontre que les éléphants craignent les abeilles et qu’ils ont mémorisé le son émis par les insectes en vol, un son qu’ils différencient des autres bruits. Conséquence positive de ces observations, la mise en place de clôtures composées de ruches (espacées tous les 8 mètres) pour protéger les cultures et les habitats naturels. Et comme une bonne nouvelle peut en amener une autre, les petits exploitants agricoles se lancent progressivement dans l’apiculture et la vente du miel.

Solution économique puisqu’utilisant des matériaux naturels et simple de construction, cette méthode permet à Save the Elephants de garder de bons espoirs pour résoudre en partie les conflits entre les hommes et les éléphants. D’un coût d’environ 315 $ pour une longueur de 100 mètres (soit 8 ruches), la production de miel pourrait rapporter entre 30 et 60 $ par ruche (7 à 10 kg de miel 2 à 3 fois par an et par ruche), soit un gain de 240 à 480 $ l’année.


 
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